✍ Origène et Des Périers, ou l’énigme du “Cymbalum mundi” [1942]

por Teoría de la historia

81lMR0QSE8LIl y a plusieurs années déjà que l’auteur de ce petit travail, dans son horreur de ne point comprendre, s’est attaché à résoudre «l’énigme du Cymbalum Mundi», en marge d’une série de recherches sur la Croyance et l’Incrédulité au XVIe siècle. Sa curiosité satisfaite, en partie tout au moins, il aurait volontiers gardé «l’utile silence de vérité» —content d’avoir transmis à ses auditeurs du Collège de France en 1937, date anniversaire du quatrième centenaire d’un livret oublié, les fruits d’une excursion dans l’oeuvre d’Origène— s’il n’avait à la longue pensé que sa trouvaille pouvait jeter sur l’état d’esprit et, plus encore, sur les façons de raisonner, voire de composer et d’écrire, des hommes du XVIè siècle, un jour assez vif. Voilà qui le décide à mettre en forme et à publier ces remarques vieilles de cinq ans et destinées à en rejoindre d’autres du même temps. Expliquer la genèse d’un ouvrage même aussi spirituel, aussi remarquablement écrit, parfois aussi profond que le Cymbalum; ajouter un commentaire à tous ceux que les bibliographes s’épuisent à recenser: à quoi bon? La vanité de saisir ce que les prédécesseurs, ou les contemporains, semblent n’avoir pas vu, s’use vite— quand ce ne serait que par la répétition. Mais aider ceux qui, dans le passé, vont cherchant l’homme avec une sorte d’inquiétude fraternelle, et connaissent l’émoi, chaque fois, de le trouver si proche et si loin d’eux-mêmes: voilà qui mérite un effort, et qui justifiera cette publication.

[Lucien FEBVRE. Origène et Des Périers, ou l’énigme du “Cymbalum mundi”. Paris: Droz, 1942, “Avant-propos”, p. 7]

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